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La protection de la ressource

Vers une utilisation raisonnée des produits

Les pesticides sont des substances toxiques retrouvées de manière généralisée dans les eaux de surface. « La contamination par les pesticides concerne l’ensemble du territoire, métropole et départements d’outre-mer (DOM). Elle touche aussi bien les eaux superficielles que les eaux souterraines, mais de façon plus importante les zones anthropisées par l’agriculture et par l’urbanisation. » (IFEN, Les pesticides dans les eaux, données 2005, Décembre 2007).

Bien que les tonnages de produits phytosanitaires commercialisés destinés aux zones non agricoles ne représentent que 10 % du tonnage total, l’utilisation non agricole est très intensive du fait de la quantité de produit appliqué à l'unité de surface, et  du fait des types de surfaces traitées, souvent imperméables et directement reliées aux ruisseaux ou aux caniveaux.
Pour limiter l’impact du désherbage chimique sur la qualité de l’eau, la biodiversité et la santé, il s’agit de mieux traiter, de traiter moins et autrement, mais aussi de savoir accepter plus de végétation spontanée dans nos villes et villages.

 

Les collectivités territoriales

Les Départements assurent une compétence d’entretien des routes. Dans ce cadre, leurs services sont amenés à désherber. De même, les communes et leurs groupements sont confrontés quotidiennement aux problématiques de fleurissement, d’entretien de la voirie, de nettoyage des cimetières, …
Une plaque anti herbe au pied d'un panneau de signalisation routière
Réunis en avril 2008 par l’Institution Bresle, les services départementaux de l’Oise, de la Somme et de la Seine-Maritime ont fait le point sur leurs pratiques en terme d’utilisation des produits phytosanitaires. Le bilan est plutôt positif, puisque chacune des Directions départementales des routes a lancé des réflexions dans le but de diminuer la quantité de produits chimiques utilisés et de recourir à des techniques alternatives pour l’entretien des routes départementales. Pour limiter le recours aux pesticides, plusieurs solutions sont expérimentées : par exemple, la pose de plaques anti-herbe au pied des panneaux de signalisation, la plantation de jachères fleuries sur les bords des routes ou le désherbage mécanique.


Plus localement, dans les communes et les communautés de communes, l’entretien des espaces publics mérite aussi d’être appréhendé autrement. Des outils sont à disposition des collectivités qui souhaitent évoluer vers des modes de gestion plus écologiques et plus durables des espaces publics. Audits et plans de désherbage peuvent ainsi être élaborés dans le cadre de partenariats techniques et financiers.


Les élus locaux du bassin versant de la Bresle ont su montrer leur intérêt pour ces sujets.  A Aumale, à Sénarpont, à Gamaches, ou encore à Eu, les élus étaient largement représentés  lors des réunions d'information qu'a organisées l'Institution Bresle en octobre 2009.







Quelques conseils pour limiter le recours aux pesticides

- PREVENIR L’APPARITION DES ADVENTICES : utiliser des plantes couvre sol ou des plaques anti-herbe sur les terre-pleins, les plates bandes et au pied des panneaux de signalisation.
- TRAITER MIEUX : mettre en œuvre les bonnes pratiques pour l’utilisation des produits (doser correctement le mélange, étalonner les pulvérisateurs, …).
- ACCEPTER LA VEGETATION SPONTANEE : gérer les espaces publics de façon différenciée en fonction de leur nature et de leur usage (les abords d’un lotissement ne seront pas entretenus de la même façon que la place du monument, …).
- DESHERBER AUTREMENT : avoir recours au désherbage mécanique ou thermique quand cela est possible, en particulier dans les caniveaux, les fossés et aux abords des points d’eau.



Les particuliers

Dans leurs propres jardins, les particuliers peuvent appliquer des principes de base pour éviter d’avoir recours à des traitements chimiques mauvais pour leur environnement et pour leur santé.

Laisser la végétation recoloniser nos allées et jardins
Dès la phase de conception du jardin et des abords de la maison, on peut intervenir en privilégiant l’implantation d’espèces contrôlables ou la réalisation d’aménagements mettant en valeur la végétation spontanée et limitant l’entretien chimique. Par exemple, il est intéressant d’éviter les allées gravillonnées ou goudronnées pour privilégier des dalles enherbées : le piétinement suffira à contrôler la végétation.

Les grands principes du jardinage sans pesticides
- couvrir le sol (paillis, plantes couvre-sol)
- choisir des plantes adaptées au jardin (climat, luminosité...)
- entretenir la fertilité du sol (amendements organiques à préférer)
- pratiquer la rotation dans le jardin potager
- créer un environnement favorable au développement du jardin, en favorisant le développement des insectes auxiliaires...
- ne pas laisser les plantes envahissantes monter à graines
- désherber mécaniquement, ce qui favorisera en plus l’aération du sol.



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